Certains aliments consommés par l’Homme ne doivent en aucun cas être proposés aux animaux domestiques.
Il s’agit principalement du chocolat, du café, de l’oignon, de l’ail, du raisin, de la pomme de terre, de l’alcool, du sel et de la noix de Macadamia.
Le chien, en raison de son comportement alimentaire peu sélectif, peut ingérer de grandes quantités de ces aliments toxiques ; le chat est en général plus délicat quant au choix de ses aliments.
Le chocolat
Le chocolat (et tous les produits à base de cacao) sont toxiques, surtout pour le chien, le chocolat noir est plus toxique que le chocolat au lait et le chocolat blanc.
C’est la théobromine qui est responsable des effets toxiques du chocolat.
L’élimination de cette molécule de la famille des alcaloïdes est plus lente chez le chien que chez l’homme, et les doses toxiques sont atteintes plus rapidement.
Elle agit en stimulant le système nerveux central et le muscle cardiaque et en induisant une relaxation des muscles lisses (en particulier ceux des voies respiratoires) et une augmentation de la production d’urine.
Signes cliniques peuvent être observés à des doses nettement inférieures (dès 20 mg/kg chez le chien).
A titre indicatif, une tablette de 200 g de chocolat noir contient 1000 mg de théobromine, ce qui est suffisant pour tuer un chien de petite taille.
Les premiers signes d’intoxication surviennent généralement dans l’heure qui suit l’ingestion, parfois plusieurs heures après.
Le chien a soif, il vomit. Il s’agite et tremble, mais il peut aussi rester prostré.
En général, l’évolution dure 12 à 24 heures et l’animal se remet sans séquelle, mais dans les cas les plus graves, des troubles cardiaques et/ou un coma, avec une évolution mortelle, peuvent se produire.
Le café
Les intoxications au café sont rares chez le chien et le chat, mais elles tendent à augmenter avec l’apparition des nouvelles boissons énergisantes.
La toxicité du café est due non seulement à la caféine mais également à la théobromine et la théophylline produites lors de la métabolisation du café.
Un gramme de grains de café contient 10 à 20 mg de caféine. Un café filtré contient environ 0, 58 mg de caféine/tasse.
Les symptômes apparaissent généralement 4 à 6 heures après l’ingestion ; ils sont assez proches de ceux de l’intoxication au chocolat.
Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) est souvent présente.
Comme pour l’intoxication au chocolat, le pronostic est généralement favorable mais une complication mortelle est toujours possible.
L’oignon et l’ail (plantes du genre Allium)
L’oignon sous toutes ses formes (cru, frit, bouilli, déshydraté…) peut provoquer une intoxication.
Ce sont les dérivés soufrés contenus dans l’oignon qui sont responsables de sa toxicité, en entraînant une destruction des globules rouges dans le sang.
La dose toxique pour un chien est d’environ 5 à 10 g d’oignon par kg de poids. Pour un chien de 10 kg cela correspond environ à 1 oignon entier.
Le 1er symptôme présenté par l’animal intoxiqué est donc une coloration rouge foncé des urines dans les 12 à 24 heures suivant l’ingestion.
Si l’oignon est ingéré en très grande quantité, des symptômes d’anémie peuvent apparaître : faiblesse, anorexie, muqueuses pâles ou jaunâtres, essoufflement…
Chez le chat, les symptômes sont beaucoup plus discrets, sauf si l’intoxication consiste en une quantité considérable d’oignon ou que l’ingestion est continue sur une longue période.
Les symptômes sont alors les mêmes que chez le chien.
Le pronostic est généralement bon. Les symptômes disparaissent en une à deux semaines.
L’ail et le poireau contiennent également une substance toxique, le thiosulfate, mais ils sont moins toxiques que les oignons. De grandes quantités doivent être absorbées pour causer une intoxication.
Le raisin
La découverte de la toxicité du raisin (frais ou sec) est assez récente et le principe actif responsable de cette toxicité n’a pas encore été mis en évidence. Elle ne concernerait que le chien.
La dose toxique de raisin frais chez le chien est de l’ordre de 10 à 50 g/kg. Une grappe de raisin frais peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos ! Le raisin sec étant plus concentré en principe toxique, la dose toxique est plus basse.
Il faut souligner que la sensibilité au toxique varie aussi selon les animaux.
Chez les chiens les plus sensibles, quelques grains suffisent.
Les symptômes apparaissent dans les heures qui suivent l’ingestion. Ils sont d’abord digestifs (vomissement, diarrhée, anorexie), puis des symptômes d’insuffisance rénale aiguë apparaissent 24 à 72 heures après l’ingestion.
Le pronostic est variable : il dépend de la quantité de raisin ingérée, de la précocité du diagnostic et de l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë.
Le pronostic vital est engagé dès lors qu’une anurie (arrêt de la production des urines) s’installe.
La pomme de terre crue
Le principe actif toxique de la pomme de terre est la solanine.
La pomme de terre présente deux autres dangers : la consommation de pommes de terre crues en grande quantité, et donc l’ingestion d’amidon cru peu digestible, peut provoquer des troubles digestifs graves, et les pommes de terre peuvent être responsables d’obstruction œsophagienne si le chien les avale tout rond.
L’intoxication à la pomme de terre est le plus souvent due à l’ingestion de tubercules verdis, germés, trop vieux ou d’épluchures en grande quantité. Au-delà de 30 grammes de pommes de terre verdies par kg de poids, la toxicité est avérée.
Le chien est plus souvent concerné.
En cas d’intoxication, l’animal présente des symptômes nerveux (abattement, incoordination motrice, paralysie, coma…) ou digestifs lors d’ingestion sur le long terme (salivation excessive, anorexie, vomissements, diarrhée profuse noirâtre).
Le pronostic est très sombre dans le 1er cas, bon dans le 2ème.
L’alcool
La substance toxique mise en cause est ici l’éthanol.
Les circonstances d’intoxication sont variées : boissons alcoolisées, produits liés à la fermentation alcoolique (levure de bière par exemple), fruits pourris dans les jardins…
Les doses toxiques ont été déterminées chez le chien.
Elles sont très proches de celles chez l’homme.
Les symptômes de l’intoxication apparaissent en général dans l’heure qui suit l’ingestion d’éthanol (soit un taux d’alcool dans le sang d’environ 1 à 1,5 g/L).
L’animal change de comportement (il vocalise sans raison apparente), il vomit (ce qui entraîne rapidement une déshydratation), présente des mouvements désordonnés (avec un risque de blessure élevé).
La mort peut survenir par arrêt respiratoire.
Le pronostic est plutôt bon si l’alcoolémie reste modérée et si un traitement approprié est mis en place rapidement. Les symptômes disparaissent alors en 24 heures.
Le sel (chlorure de sodium)
Le sodium contenu dans le sel provoque un œdème du cerveau et des troubles nerveux (démarche titubante, comportement anormal, convulsions avec une contraction généralisée des muscles).
L’intoxication peut être mortelle ou laisser des séquelles irréversibles.
Si le chien ou le chat arrive encore à boire, proposez-lui de petites quantités d’eau de façon répétée.
Si les symptômes persistent, consultez rapidement.
Que faire ?
Essayez d’estimer les quantités d’aliment ingérées par l’animal.
Si l’animal vomit spontanément (n’essayez pas de le faire vomir vous-même), examinez les vomissures : la présence d’aliment permet d’orienter le diagnostic.
Appelez, un service d’urgence vétérinaire ou un centre antipoison animal (vous pouvez joindre le CAPA Ouest, basé à Nantes, 24h/24, 365 jours/an au 02 40 68 77 40).
S’il existe un antidote, il sera administré à votre animal, sinon un traitement symptomatique et éliminatoire sera mis en place.
Il est probable que votre animal soit placé en observation pendant 48 heures.
Attention :
Il existe d’autres aliments qui, sans être réellement toxiques, sont fortement déconseillés pour les chiens et les chats, car ils peuvent en fonction de la fréquence et des quantités entraîner l'obésité, différents problèmes intestinaux, pancréatite, dilatation-torsion de l'estomac…, voire pire dans les cas extrêmes :
◦le lait (riche en lactose),
◦les aliments gras et trop salés (fromages, viandes grasses ou jambon),
◦les pâtes crues type pâte à pain, tarte… (levure),
◦l'avocat (attention aussi au noyau, toxique et qui peut être facilement avalé et provoquer une occlusion), certains champignons, les marrons et châtaignes,
◦les petits os de poulet, lapins… qui peuvent faire des esquilles pointues et se coincer dans la gorge ou perforer les intestins (préférer un gros os à moelle de bœuf),
◦les aliments sucrés, le xylitol (substitut de sucre),
◦les aliments moisis ou périmés,
◦le tabac (attention aux mégots très riches en nicotine), la marijuana…
Les soins à prodiguer aux pattes de nos chiens en hiver
En hiver : protégez les coussinets de vos chiens!
Le froid, la neige, le sel attaquent la couche protectrice des coussinets qui peuvent se blesser, se fendiller et devenir sujets aux crevasses peuvent se surinfecter.
Que faire de particulier pour protéger les coussinets .
1. A chaque retour de promenade, il est très important de bien rincer les pattes à l’eau claire tiède. Insistez sans frotter entre les doigts. Vous débarrasserez ainsi les pattes des petits gravillons et des résidus de sel qui peuvent irriter et blesser.
2. Séchez ensuite ses pattes à l’aide d’un linge propre et sec ou d’un sèche cheveux en position température basse
3. Utilisez une solution tannante pour coussinets plantaires, type Solipat. Il s’agit d’une solution qui va solidifier les coussinets, les rendant plus résistants.
Le flacon est muni d’un tampon qu’il vous suffit d’appliquer dans un premier temps une fois par jour pendant environ une semaine, et ensuite tous les 2 à 3 jours en entretien durant toute la saison hivernale
4. Si votre chien présente carrément des crevasses ou des gerçures, en plus de la solution tannante, un baume apaisant, décongestionnant et cicatrisant, de type Dermoscent, Biobalm ou Dermaflon crème
5. Si les coussinets sont carrément à vif, vous devrez peut être protéger ses pattes à l’aide de petites bottines et de bandages lors des sorties, le temps que les tissus cicatrisent grâce aux baumes précités.
Le tartre est responsable de fréquentes affections bucco-dentaires chez nos animaux.
chez les chiens (et surtout les petits) de plus de trois ans ont du tartre dentaire. L’apparition du tartre est précédée par celle de la plaque dentaire, composée de bactéries et de débris alimentaires. Les sels minéraux de la salive se déposent ensuite, se forme alors une structure dure: « le tartre ».
Sa présence provoque une inflammation des tissus entourant les dents gingivite.
L’animal a mauvaise haleine c’est l’halitose.
L’inflammation évolue petit à petit, provoquant une douleur chronique, pour arriver au stade appelé « maladie parodontale ». L’os qui soutient la dent est attaqué. La prise alimentaire devient difficile. l’animal peut pour cette raison bouder sa nourriture. La persistance de l’inflammation causée par les bactéries aboutit à la formation d’abcès, au déchaussement et à la perte des dents.
Quand doit-on s’inquiéter ?
La mauvaise haleine devrait amener à consulter. La douleur toujours vive et présente lors de gingivite et de maladie parodontale, est difficile à évaluer pour le propriétaire mais certains signes devraient l’alerter : une baisse de l’appétit, voire une anorexie, une salivation importante, du sang dans la salive ou sur les gencives, un animal qui se frotte le museau, agressivité quand on lui touche la face, qui refuse ses croquettes et n’avale que des aliments liquides ou mous.
Que faire si votre animal a du tartre ?
La meilleure des solutions est d’envisager le détartrage pour repartir sur des bases saines. C’est une intervention sous anesthésie générale qui ne fait pas mal. Il est réalisé à l’aide d’appareils à ultrasons comparables à ceux qu’utilisent les dentistes.
Parfois, l’extraction de dents est nécessaire.
L’intervention se termine par un polissage des dents qui a pour but de ralentir la nouvelle formation de tartre.
Que faire en prévention ?
Le brossage régulier des dents avec un dentifrice reste encore le moyen le plus efficace contre la plaque dentaire. Le mieux est de commencer a leurs plus jeune âge : l’habituer d’abord à l’absorption du dentifrice puis à un simple massage des gencives avec un doigt, puis à l’application du dentifrice sur les dents avec le doigt, enfin à la brosse ou au doigtier. Un brossage 3 fois par semaine, voire tous les jours, est conseillé.
D’autres produits d’hygiène buccale sont aujourd’hui disponibles. Selon les cas, compléter le brossage dentaire :
solutions dentaires : à asperger sur les dents ou à mélanger à l’eau de boisson, elles contiennent un antiseptique à action anti-plaque dentaire.
A utiliser en complément du brossage complément alimentaire à base d’algues :
présenté sous forme de poudre à mélanger à la ration, est une algue marine aux effets anti-plaque dentaire reconnus.
Lamelles dentaires à macher.
N’hésitez pas à me contacter pour connaître les noms des produits ou pour d’autre renseignements.
Que choisir comme alimentation ?
Favoriser la mastication permet d’inhiber en partie l’adhésion de la plaque dentaire (action mécanique et stimulation du fluide salivaire). Les croquettes que l’animal mâche longuement sont théoriquement préférables aux boîtes. D’où l’intérêt d’aliments secs.
Faut-il détartrer un animal âgé de plus de 15 ans?
Les protocoles anesthésique permet aujourd’hui d’endormir des animaux avec des problèmes cardiaques, hépatique, rénale, etc... Le tartre, mais surtout l’infection à laquelle il est associé, est cause d’affections locales, mais aussi de maladies générales, gingivite, de stomatite, de caries dentaires (caries du collet), de déchaussement dentaire voire de chute des dents. On peut également avoir un abcès dentaire, voire une ostéomyélite (atteinte infectieuse de l’os). Sur le plan général, une infection dentaire est source de bactéries pour tout l’organisme, et peut provoquer septicémies, endocardites, uvéites,…
Le détartrage fait-il tomber les dents?
Non! Ce n’est pas le détartrage, mais au contraire l’absence de soins bucco-dentaires, ou des soins trop tardifs qui sont responsables du déchaussement des dents, et donc de la perte des dents. Et si les dents tombent lors d’un détartrage, c’est qu’elles ne tenaient… que par le tartre!!!
Anesthésier l’animal pour faire un détartrage?
Oui, c’est obligatoire :
– Tout d’abord, on utilise pour détartrer un appareil à ultrasons, comme chez l’humain. c’est un acte qui pour être bien réalisé, nécessite de prendre son temps, d’avoir un animal couché et immobile.
– Certaines dents trop abimées devront même être retirées sinon l’animal sera toujours incapable de se servir de sa mâchoire.
Y a-t-il des médicaments à donner avant et après un détartrage?
Le traitement pré et surtout post détartrage fait appel aux antibiotiques, mais aussi aux anti-inflammatoires, surtout s’il y a eu extraction dentaire. En cas d’infection très importante, la mise sous antibiotiques plusieurs jours avant le détartrage permettra de réaliser ce dernier dans de meilleures conditions pour l’animal en limitant la libération de bactéries pathogènes dans la circulation sanguine.
À quelle fréquence faut-il détartrer son animal?
Il n’y a pas de fréquence type. Cela dépend de l’état des dents et des gencives.
À quoi est due la mauvaise haleine de mon animal?
La mauvaise haleine (halitose) est le plus souvent liée à la multiplication de bactéries la plaque bucco-dentaire, elle-même précurseur du tartre. C’est pourquoi un traitement antibiotique ou antiseptique fera disparaître, au moins temporairement, cette odeur. Mais attention, ce n’est pas magique! Sans détartrage ni soins dentaires, l’halitose reviendra très vite, dès l’arrêt des traitements.
Quels sont les facteurs prédisposant à l’apparition du tartre chez le chien?
Les principaux facteurs sont la race (petites races, yorkshire terriers, caniches,…), l’âge, l’alimentation si elle est humide, le défaut d’entretien (brossage, compléments alimentaires).
Un animal peut-il s’alimenter si on lui retire la totalité de ses dents?
Oui, bien évidemment, et il s’alimentera d’autant mieux qu’il n’aura pas ou plus mal à sa bouche. La cicatrisation et la récupération sont en général très rapides, et l’animal remange souvent dès le lendemain. Mais certains chats ou chiens, totalement édentés, mangent toujours des croquettes. Ils peuvent alors soit les avaler, soit les mâchouiller en les humectant avec leur salive.
La croissance du poil des chiens et des chats n’est pas régulière et constante, mais cyclique avec une phase de croissance
intense du poil, une période stationnaire, puis une période de repos du follicule pileux.
Le cycle pilaire est sous la dépendance de facteurs hormonaux externes (durée du jour et température) et internes (fonction de l’âge et de l’état de santé de l’animal).
La nature du pelage change plusieurs fois au cours de la vie de l’animal : chiot ou chaton qui tête, « adolescent » âgé de 4 à 6 mois, jeune adulte de 2 à 6 ans quand le pelage est le plus beau, animal prenant de l’âge.
Ces périodes s’accompagnent de mue importante, la totalité du pelage de l’animal étant renouvelé.
En plus de ces mues programmées, l’animal peut présenter des mues saisonnières. Chaque semestre, en général au printemps et à l’automne, les variations de températures et de durée du jour induisent le renouvellement du sous poil, fourni et épais l’hiver, plus fin l’été.
Il est donc normal que votre animal perde beaucoup de poils. Jamais cependant cette chute de poils ne doit rendre la peau nue visible.
Toutefois, la vie en appartement chauffé et éclairé régulièrement tout au long de l’année peut modifier ce rythme saisonnier, avec une chute parfois permanente de poils.
Cette mue peut avoir des conséquences gênantes pour l’animal, en plus du désagrément lié aux poils qui volent partout dans la maison.
L’animal peut avoir des démangeaisons ou des pellicules liées à la modification de la peau ; les poils morts peuvent s’emmêler, former un feutrage à l’origine de macérations de la peau ; les poils avalés par l’animal lors de son toilettage peuvent entraîner vomissements, constipation, voire occlusion intestinale.
Il convient donc de brosser l’animal tous les jours ou de le faire toiletter régulièrement cela permet d’éliminer les poils morts et surtout de limiter le perte de poils et de rentre une peau saine sans démangeaison et sans pellicules.
La fabrication de ce nouveau pelage est un effort métabolique important pour l’animal, dont les besoins en protéines, en acides aminés, en acides gras, en oligo‐éléments et vitamines sont largement accrus : une alimentation de qualité est nécessaire, et des compléments nutritionnels sont les bienvenus.
Encore faut‐il que ces éléments nécessaires à la fabrication du poil ne soient pas consommés par des parasites externes ! La vermifugation semestrielle de l’animal y veillera.
Dès la fin du printemps et pendant tout l’été, une attention toute particulière doit être portée à vos compagnons lorsque vous vous promenez avec eux à la campagne ou qu’ils rentrent à la maison.
En effet, c’est à cette période que les herbes sèches appelées épillets, herbes qui peuvent provoquer d’importants désagréments chez nos compagnons, sont présentes partout sur le bord des chemins et parmi les herbes hautes.
De quoi s’agit-il?
Les épillets sont des épis secondaires de graminées sauvages eux-mêmes regroupés en épi au sommet d’une tige. A la fin du printemps, ces herbes se déssèchent, durcissent et se détachent alors très facilement de leur tige.
Chaque épillet est constitué de plusieurs éléments disposés de façon bien particulière les uns par rapport aux autres :
- Une des extrémités se termine par une pointe très piquante
- Tandis que l’autre extrémité se termine par de petites structures très fines et allongées
Cette conformation particulière a deux conséquences :
- Les épillets s’accrochent très facilement à toute surface filamenteuse (vêtements, poils des animaux...)
- Leur extrémité pointue suivie d’une partie plus large et évasée les fait progresser toujours dans le même sens.
Ainsi, ils vont très aisément s’accrocher au poil d’un chien ou d’un chat et s’ils réussissent à s’infiltrer sous la peau de l’animal ou à pénétrer dans une cavité (conduit auditif, narine), ils n’en ressortent plus, s’enfonçant toujours plus en profondeur.
Quelles parties du corps faut-il surveiller avec attention?
- Les épillets se glissent facilement dans tous les orifices :
¤ Le nez : Le chien qui vient d’explorer frénétiquement une zone d’herbes hautes se met brutalement à éternuer, à renifler. Des écoulements nasaux et des saignements peuvent ensuite être repérés.
¤ Les yeux : Le contact de l’épillet sur l’oeil est très douloureux. Un épillet doit être suspecté si l’animal se met à cligner brusquement des paupières, qu’il pleure et se gratte ou se frotte la face sur tout ce qu’il trouve l’animal garde l’oeil fermé.
¤ Les oreilles : L’épillet vient s’accrocher aux poils situés sous l’oreille vers laquelle il progresse lentement. Lorsque l’herbe finit par pénétrer dans le conduit auditif, le chien, gêné, secoue la tête, se gratte l’oreille et refuse qu’on y touche. Il a tendance à pencher la tête du côté où l’épillet a réussi à entrer.
¤ Les voies génitales : La conformation des épillets leur permet de se glisser dans des passages extrêmement étroits comme la vulve chez les femelles ou le fourreau chez les mâles.
- Ils sont également capables de percer l’épiderme et de se glisser sous la peau :
Le point d’entrée se situe généralement entre les doigts ou sous la patte, zones où la peau est particulièrement fine.
Pourquoi ne pas tarder avant de consulter?
Un épillet est souvent facile à mettre en évidence et à retirer lorsqu’il vient d’entrer dans une cavité ou de pénétrer sous la peau.
Par contre, la progression de ces herbes sèches est très rapide et après quelques jours seulement de présence, ils ont déjà parcouru un long trajet.
Ils deviennent alors beaucoup plus difficiles à extraire (une anesthésie générale est souvent devenue indispensable).
Par exemple, lorsqu’un épillet a pénétré entre les doigts d’un animal depuis plusieurs jours, l’ouverture qu’il a créée en entrant a déjà disparu et seul un abcès est repérable. L’épillet a bien souvent cheminé déjà beaucoup plus haut dans la patte et il est très difficile de savoir si l’abcès entre les doigts est lié à la présence d’une herbe, d’une simple infection cutanée ou encore d’une blessure surinfectée...
De plus, la persistance d’un épillet dans l’organisme peut avoir des conséquences très ennuyeuses dans la région où il s’est glissé.
¤ le nez : l’herbe peut rester bloquée au fond des cavités nasales et y créer une infection ou cheminer jusqu’aux voies respiratoires plus profondes, et provoquant une grave infection pulmonaire.
¤ les yeux : L’épillet se glisse sous les paupières où il reste prisonnier. A chaque battement de paupières, il frotte sur la cornée (surface de l’oeil) pouvant provoquer l’apparition d’un ulcère. Les ulcères cornéens sont très douloureux et nécessitent la mise en place d’un traitement rapide pour éviter des lésions irréversibles de l’oeil.
¤ les oreilles : Un épillet resté dans le conduit auditif va engendrer une inflammation puis une otite. Il pourra même continuer sa progression et venir perforer le tympan.
Aucune amélioration ne pourra être espérée tant que le corps étranger sera présent.
Les épillets sont retiré à l'aide d'une pince à épillets
Comment prévenir ces désagréments?
¤ Faire tondre votre animal avant la période estivale, surtout s’il a un poil long et frisé.
Bien veiller à faire disparaître les bourres de poils qui ont tendance à se former entre les coussinets ou en-arrière des oreilles
¤ Promener le chien en laisse lorsque vous vous trouvez à proximité de terrains remplis d’herbes hautes et veiller, après chaque balade, à inspecter minutieusement le pelage en insistant sur les zones de plis cutanés (bien écarter les doigts, regarder sous les pattes, vérifier l’absence d’herbes à proximité des oreilles, de la vulve...)
Cet examen approfondi vous permettra, en outre, de vérifier l’absence d’autres “petits invités” (puces, tiques, aoûtats...) eux-mêmes très présents en cette saison
Si malgré toute votre vigilance vis-à-vis des épillets, vous constatiez, au retour d’une promenade, que votre chien éternue avec insistance, que son oeil pleure, qu’il boîte ou encore qu’il secoue la tête, consultez rapidement :
¤ Ne tentez surtout pas de mettre un nettoyant ou un produit traitant dans l’oreille pour calmer la douleur .
¤ Si vous avez remarqué un saignement du nez associé aux éternuements.
¤ Enfin, lors de pénétration d’un épillet dans l’oeil, même si vous êtes parvenus à retirer l’herbe, un examen ophtalmologique doit absolument être réalisé pour vérifier l’absence de lésions de la cornée.
En effet, nombreuses sont les maladies qui découlent d'une méconnaissance des propriétaires quant aux besoins alimentaires spécifiques de leur lapin. Ce dernier a besoin d'une alimentation sèche, son système digestif fragile craint les moisissures et les bactéries. Le lapin est un lagomorphe, son alimentation est végétarienne.
Le foin, de bonne qualité, frais, vert et sans poussière est la base de l'alimentation du lapin. Avec la paille (sèche et d'une belle couleur soleil), il permet l'usure des dents (frottement des dents les unes contre les autres), indispensable compte tenu du fait que ses dents sont à pousse continue. Le foin permet au lapin de ne pas s'ennuyer grâce au temps passé à le mastiquer tout en optimisant l'usure des dents.
Le lapin nain doit manger chaque jour des légumes frais, bien lavés et séchés, ils seront donnés à température ambiante. Les légumes permettent une bonne hydratation du système digestif et un apport en vitamines.
La verdure fraîche, idéale pour les adultes, est à proscrire pour les lapereaux juste sevrés car elle risque d'aggraver une diarrhée fréquente au sevrage. Il est préférable d'attendre la fin du sevrage et d'introduire la verdure progressivement en petites quantités.
Exemple de légumes à donner au lapin :
"basilic, brocolis, carottes et fanes de carottes, luzerne, persil, scarole, frisée, trèfle …"
Il est possible de donner en très petite quantité un peu de fruits, mais attention à bien surveiller le poids du lapin car les fruits sont riches en sucres et favorisent donc l'obésité.
Exemple de fruits à donner au lapin :
framboises, fraises, poires, pommes, abricots …
Il est important de s'assurer que tous les produits frais donnés au lapin ne soient pas traités.
Les granulés ne sont pas indispensables à la l'alimentation du lapin. Ils doivent être donnés en quantité limitée et en deux prises par jour. Avant de donner des granulés à un lapin il est important de vérifier que leur composition soit exclusivement végétale, contienne au moins 18% de fibres et peu d'amidon. Les granulés sont très caloriques, il sont donc à proscrire si le lapin est en surpoids.
appareil digestif lapin. L'eau doit être mise à la disposition du lapin dans une pipette spécifique (biberon). Il est préférable d'éviter les gamelles laissées à même le sol car l'eau risque d'être souillée trop régulièrement et d'être propice au développement de germes. Donnée à température ambiante et en quantité suffisante, elle sera changée chaque jour, ce qui permet de surveiller la quantité d'eau absorbée par le lapin.
Le lapin présente une particularité digestive appelée « caecotrophie ». Se sont de petites crottes plus humides que les crottes normales, sèches et dures. Les caecotrophes sont riches en protéines, en acide gras et en vitamines. La lapin les avale dès leur sortie de l'anus, elles lui apportent un complément alimentaire et vitaminique indispensable, phénomène du à des bactéries particulières du tube digestif (caecum et gros intestin)
Avec une alimentation équilibrée et variée, le lapin n'a pas besoin de compléments alimentaires.
Une baisse de l'état général, un manque d'appétit, des selles molles ou toute autre modification du comportement et du transit nécessitent une visite auprès du vétérinaire.
Des conseils, des questions, n’hésitez pas à me contacter.
Est-ce vrai ? Le chocolat est-il toxique pour les chiens ? La réponse est oui. La toxicité dépend cependant du type de chocolat, de la taille de votre chien, et de la quantité ingérée.
Le composant nocif pour le chien contenu dans le chocolat s'appelle la théobromine. L'homme peut facilement métaboliser la théobromine, mais ce n'est pas le cas chez les chiens qui peuvent vite souffrir d'une accumulation toxique dans leur système.
La taille compte
Un chien de grosse taille peut ingérer de plus grosses quantités de chocolat sans effets néfastes qu'un chien de petite taille. Sachez que le taux de théobromine varie selon le type de chocolat. Le cacao, le chocolat à cuire et le chocolat noir en contiennent le plus, tandis que le chocolat au lait et le chocolat blanc en contiennent le moins.
Une petite quantité de chocolat irritera certainement l'estomac de votre chien. Il pourrait également vomir ou avoir de la diarrhée. Néanmoins, des quantités plus importantes auront des effets néfastes graves. En quantités suffisamment élevées, la théobromine peut provoquer des tremblements musculaires, des convulsions, un pouls irrégulier, une hémorragie interne, voire même une crise cardiaque.
Les signes auxquels faire attention
Le début d'un empoisonnement à la théobromine est habituellement marqué par une hyperactivité prononcée.
Ne vous en faites pas si votre chien a ingéré un petit chocolat ou le dernier carré de votre tablette. Ceci ne constitue pas une quantité suffisante de théobromine pouvant être source d'intoxication. En revanche, si votre chien est de petite taille, et qu'il a mangé toute une boite de chocolats, faites-le immédiatement examiner par un vétérinaire.
S'il s'agit de chocolat noir ou amer, quelle que soit la quantité, il vaut mieux prendre certaines précautions. La quantité élevée de théobromine dans le chocolat noir signifie que seule une petite dose peut intoxiquer un chien : il suffit de 25 grammes pour empoisonner un chien de 20 kilos.
Pour traiter une intoxication à la théobromine, il vous faudra provoquer des vomissements pendant les deux heures suivant l'ingestion du chocolat. Si vous pensez que votre chien a pu mangé une quantité importante de chocolat, contactez immédiatement votre vétérinaire. Le facteur temps est crucial.