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Les aliments toxiques pour les chiens et les chats
- Par alexandra-costard
- Le 11/10/2016
Certains aliments consommés par l’Homme ne doivent en aucun cas être proposés aux animaux domestiques.Il s’agit principalement du chocolat, du café, de l’oignon, de l’ail, du raisin, de la pomme de terre, de l’alcool, du sel et de la noix de Macadamia.Le chien, en raison de son comportement alimentaire peu sélectif, peut ingérer de grandes quantités de ces aliments toxiques ; le chat est en général plus délicat quant au choix de ses aliments.Le chocolat
Le chocolat (et tous les produits à base de cacao) sont toxiques, surtout pour le chien, le chocolat noir est plus toxique que le chocolat au lait et le chocolat blanc.C’est la théobromine qui est responsable des effets toxiques du chocolat.L’élimination de cette molécule de la famille des alcaloïdes est plus lente chez le chien que chez l’homme, et les doses toxiques sont atteintes plus rapidement.Elle agit en stimulant le système nerveux central et le muscle cardiaque et en induisant une relaxation des muscles lisses (en particulier ceux des voies respiratoires) et une augmentation de la production d’urine.Signes cliniques peuvent être observés à des doses nettement inférieures (dès 20 mg/kg chez le chien).A titre indicatif, une tablette de 200 g de chocolat noir contient 1000 mg de théobromine, ce qui est suffisant pour tuer un chien de petite taille.Les premiers signes d’intoxication surviennent généralement dans l’heure qui suit l’ingestion, parfois plusieurs heures après.Le chien a soif, il vomit. Il s’agite et tremble, mais il peut aussi rester prostré.En général, l’évolution dure 12 à 24 heures et l’animal se remet sans séquelle, mais dans les cas les plus graves, des troubles cardiaques et/ou un coma, avec une évolution mortelle, peuvent se produire.Le café
Les intoxications au café sont rares chez le chien et le chat, mais elles tendent à augmenter avec l’apparition des nouvelles boissons énergisantes.La toxicité du café est due non seulement à la caféine mais également à la théobromine et la théophylline produites lors de la métabolisation du café.Un gramme de grains de café contient 10 à 20 mg de caféine. Un café filtré contient environ 0, 58 mg de caféine/tasse.Les symptômes apparaissent généralement 4 à 6 heures après l’ingestion ; ils sont assez proches de ceux de l’intoxication au chocolat.Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) est souvent présente.Comme pour l’intoxication au chocolat, le pronostic est généralement favorable mais une complication mortelle est toujours possible.L’oignon et l’ail (plantes du genre Allium)
L’oignon sous toutes ses formes (cru, frit, bouilli, déshydraté…) peut provoquer une intoxication.Ce sont les dérivés soufrés contenus dans l’oignon qui sont responsables de sa toxicité, en entraînant une destruction des globules rouges dans le sang.La dose toxique pour un chien est d’environ 5 à 10 g d’oignon par kg de poids. Pour un chien de 10 kg cela correspond environ à 1 oignon entier.Le 1er symptôme présenté par l’animal intoxiqué est donc une coloration rouge foncé des urines dans les 12 à 24 heures suivant l’ingestion.Si l’oignon est ingéré en très grande quantité, des symptômes d’anémie peuvent apparaître : faiblesse, anorexie, muqueuses pâles ou jaunâtres, essoufflement…Chez le chat, les symptômes sont beaucoup plus discrets, sauf si l’intoxication consiste en une quantité considérable d’oignon ou que l’ingestion est continue sur une longue période.Les symptômes sont alors les mêmes que chez le chien.Le pronostic est généralement bon. Les symptômes disparaissent en une à deux semaines.L’ail et le poireau contiennent également une substance toxique, le thiosulfate, mais ils sont moins toxiques que les oignons. De grandes quantités doivent être absorbées pour causer une intoxication.Le raisin
La découverte de la toxicité du raisin (frais ou sec) est assez récente et le principe actif responsable de cette toxicité n’a pas encore été mis en évidence. Elle ne concernerait que le chien.La dose toxique de raisin frais chez le chien est de l’ordre de 10 à 50 g/kg. Une grappe de raisin frais peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos ! Le raisin sec étant plus concentré en principe toxique, la dose toxique est plus basse.Il faut souligner que la sensibilité au toxique varie aussi selon les animaux.Chez les chiens les plus sensibles, quelques grains suffisent.Les symptômes apparaissent dans les heures qui suivent l’ingestion. Ils sont d’abord digestifs (vomissement, diarrhée, anorexie), puis des symptômes d’insuffisance rénale aiguë apparaissent 24 à 72 heures après l’ingestion.Le pronostic est variable : il dépend de la quantité de raisin ingérée, de la précocité du diagnostic et de l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë.Le pronostic vital est engagé dès lors qu’une anurie (arrêt de la production des urines) s’installe.La pomme de terre crue
Le principe actif toxique de la pomme de terre est la solanine.La pomme de terre présente deux autres dangers : la consommation de pommes de terre crues en grande quantité, et donc l’ingestion d’amidon cru peu digestible, peut provoquer des troubles digestifs graves, et les pommes de terre peuvent être responsables d’obstruction œsophagienne si le chien les avale tout rond.L’intoxication à la pomme de terre est le plus souvent due à l’ingestion de tubercules verdis, germés, trop vieux ou d’épluchures en grande quantité. Au-delà de 30 grammes de pommes de terre verdies par kg de poids, la toxicité est avérée.Le chien est plus souvent concerné.En cas d’intoxication, l’animal présente des symptômes nerveux (abattement, incoordination motrice, paralysie, coma…) ou digestifs lors d’ingestion sur le long terme (salivation excessive, anorexie, vomissements, diarrhée profuse noirâtre).Le pronostic est très sombre dans le 1er cas, bon dans le 2ème.L’alcool
La substance toxique mise en cause est ici l’éthanol.Les circonstances d’intoxication sont variées : boissons alcoolisées, produits liés à la fermentation alcoolique (levure de bière par exemple), fruits pourris dans les jardins…Les doses toxiques ont été déterminées chez le chien.Elles sont très proches de celles chez l’homme.Les symptômes de l’intoxication apparaissent en général dans l’heure qui suit l’ingestion d’éthanol (soit un taux d’alcool dans le sang d’environ 1 à 1,5 g/L).L’animal change de comportement (il vocalise sans raison apparente), il vomit (ce qui entraîne rapidement une déshydratation), présente des mouvements désordonnés (avec un risque de blessure élevé).La mort peut survenir par arrêt respiratoire.Le pronostic est plutôt bon si l’alcoolémie reste modérée et si un traitement approprié est mis en place rapidement. Les symptômes disparaissent alors en 24 heures.Le sel (chlorure de sodium)
Le sodium contenu dans le sel provoque un œdème du cerveau et des troubles nerveux (démarche titubante, comportement anormal, convulsions avec une contraction généralisée des muscles).L’intoxication peut être mortelle ou laisser des séquelles irréversibles.Si le chien ou le chat arrive encore à boire, proposez-lui de petites quantités d’eau de façon répétée.Si les symptômes persistent, consultez rapidement.Que faire ?
Essayez d’estimer les quantités d’aliment ingérées par l’animal.Si l’animal vomit spontanément (n’essayez pas de le faire vomir vous-même), examinez les vomissures : la présence d’aliment permet d’orienter le diagnostic.Appelez, un service d’urgence vétérinaire ou un centre antipoison animal (vous pouvez joindre le CAPA Ouest, basé à Nantes, 24h/24, 365 jours/an au 02 40 68 77 40).S’il existe un antidote, il sera administré à votre animal, sinon un traitement symptomatique et éliminatoire sera mis en place.Il est probable que votre animal soit placé en observation pendant 48 heures.Attention :
Il existe d’autres aliments qui, sans être réellement toxiques, sont fortement déconseillés pour les chiens et les chats, car ils peuvent en fonction de la fréquence et des quantités entraîner l'obésité, différents problèmes intestinaux, pancréatite, dilatation-torsion de l'estomac…, voire pire dans les cas extrêmes :◦le lait (riche en lactose),◦les aliments gras et trop salés (fromages, viandes grasses ou jambon),◦les pâtes crues type pâte à pain, tarte… (levure),◦l'avocat (attention aussi au noyau, toxique et qui peut être facilement avalé et provoquer une occlusion), certains champignons, les marrons et châtaignes,◦les petits os de poulet, lapins… qui peuvent faire des esquilles pointues et se coincer dans la gorge ou perforer les intestins (préférer un gros os à moelle de bœuf),◦les aliments sucrés, le xylitol (substitut de sucre),◦les aliments moisis ou périmés,◦le tabac (attention aux mégots très riches en nicotine), la marijuana…◦l'alcool. -
Attention aux épillets!
- Par alexandra-costard
- Le 27/09/2016

Attention aux épillets!
Au bien-être de vos animaux·
Dès la fin du printemps et pendant tout l’été, une attention toute particulière doit être portée à vos compagnons lorsque vous vous promenez avec eux à la campagne ou qu’ils rentrent à la maison.
En effet, c’est à cette période que les herbes sèches appelées épillets, herbes qui peuvent provoquer d’importants désagréments chez nos compagnons, sont présentes partout sur le bord des chemins et parmi les herbes hautes.
De quoi s’agit-il?

Les épillets sont des épis secondaires de graminées sauvages eux-mêmes regroupés en épi au sommet d’une tige. A la fin du printemps, ces herbes se déssèchent, durcissent et se détachent alors très facilement de leur tige.
Chaque épillet est constitué de plusieurs éléments disposés de façon bien particulière les uns par rapport aux autres :
- Une des extrémités se termine par une pointe très piquante
- Tandis que l’autre extrémité se termine par de petites structures très fines et allongées
Cette conformation particulière a deux conséquences :
- Les épillets s’accrochent très facilement à toute surface filamenteuse (vêtements, poils des animaux...)
- Leur extrémité pointue suivie d’une partie plus large et évasée les fait progresser toujours dans le même sens.
Ainsi, ils vont très aisément s’accrocher au poil d’un chien ou d’un chat et s’ils réussissent à s’infiltrer sous la peau de l’animal ou à pénétrer dans une cavité (conduit auditif, narine), ils n’en ressortent plus, s’enfonçant toujours plus en profondeur.
Quelles parties du corps faut-il surveiller avec attention?
- Les épillets se glissent facilement dans tous les orifices :
¤ Le nez : Le chien qui vient d’explorer frénétiquement une zone d’herbes hautes se met brutalement à éternuer, à renifler. Des écoulements nasaux et des saignements peuvent ensuite être repérés.
¤ Les yeux : Le contact de l’épillet sur l’oeil est très douloureux. Un épillet doit être suspecté si l’animal se met à cligner brusquement des paupières, qu’il pleure et se gratte ou se frotte la face sur tout ce qu’il trouve l’animal garde l’oeil fermé.
¤ Les oreilles : L’épillet vient s’accrocher aux poils situés sous l’oreille vers laquelle il progresse lentement. Lorsque l’herbe finit par pénétrer dans le conduit auditif, le chien, gêné, secoue la tête, se gratte l’oreille et refuse qu’on y touche. Il a tendance à pencher la tête du côté où l’épillet a réussi à entrer.
¤ Les voies génitales : La conformation des épillets leur permet de se glisser dans des passages extrêmement étroits comme la vulve chez les femelles ou le fourreau chez les mâles.
- Ils sont également capables de percer l’épiderme et de se glisser sous la peau :
Le point d’entrée se situe généralement entre les doigts ou sous la patte, zones où la peau est particulièrement fine.
Pourquoi ne pas tarder avant de consulter?
Un épillet est souvent facile à mettre en évidence et à retirer lorsqu’il vient d’entrer dans une cavité ou de pénétrer sous la peau.
Par contre, la progression de ces herbes sèches est très rapide et après quelques jours seulement de présence, ils ont déjà parcouru un long trajet.
Ils deviennent alors beaucoup plus difficiles à extraire (une anesthésie générale est souvent devenue indispensable).
Par exemple, lorsqu’un épillet a pénétré entre les doigts d’un animal depuis plusieurs jours, l’ouverture qu’il a créée en entrant a déjà disparu et seul un abcès est repérable. L’épillet a bien souvent cheminé déjà beaucoup plus haut dans la patte et il est très difficile de savoir si l’abcès entre les doigts est lié à la présence d’une herbe, d’une simple infection cutanée ou encore d’une blessure surinfectée...
De plus, la persistance d’un épillet dans l’organisme peut avoir des conséquences très ennuyeuses dans la région où il s’est glissé.
¤ le nez : l’herbe peut rester bloquée au fond des cavités nasales et y créer une infection ou cheminer jusqu’aux voies respiratoires plus profondes, et provoquant une grave infection pulmonaire.
¤ les yeux : L’épillet se glisse sous les paupières où il reste prisonnier. A chaque battement de paupières, il frotte sur la cornée (surface de l’oeil) pouvant provoquer l’apparition d’un ulcère. Les ulcères cornéens sont très douloureux et nécessitent la mise en place d’un traitement rapide pour éviter des lésions irréversibles de l’oeil.
¤ les oreilles : Un épillet resté dans le conduit auditif va engendrer une inflammation puis une otite. Il pourra même continuer sa progression et venir perforer le tympan.
Aucune amélioration ne pourra être espérée tant que le corps étranger sera présent.
Les épillets sont retiré à l'aide d'une pince à épillets

Comment prévenir ces désagréments?
¤ Faire tondre votre animal avant la période estivale, surtout s’il a un poil long et frisé.
Bien veiller à faire disparaître les bourres de poils qui ont tendance à se former entre les coussinets ou en-arrière des oreilles
¤ Promener le chien en laisse lorsque vous vous trouvez à proximité de terrains remplis d’herbes hautes et veiller, après chaque balade, à inspecter minutieusement le pelage en insistant sur les zones de plis cutanés (bien écarter les doigts, regarder sous les pattes, vérifier l’absence d’herbes à proximité des oreilles, de la vulve...)
Cet examen approfondi vous permettra, en outre, de vérifier l’absence d’autres “petits invités” (puces, tiques, aoûtats...) eux-mêmes très présents en cette saison
Si malgré toute votre vigilance vis-à-vis des épillets, vous constatiez, au retour d’une promenade, que votre chien éternue avec insistance, que son oeil pleure, qu’il boîte ou encore qu’il secoue la tête, consultez rapidement :
¤ Ne tentez surtout pas de mettre un nettoyant ou un produit traitant dans l’oreille pour calmer la douleur .
¤ Si vous avez remarqué un saignement du nez associé aux éternuements.
¤ Enfin, lors de pénétration d’un épillet dans l’oeil, même si vous êtes parvenus à retirer l’herbe, un examen ophtalmologique doit absolument être réalisé pour vérifier l’absence de lésions de la cornée.








